Las Tias
Une fois que tu as passé la ligne entre les États-Unis et le Mexique, tout change drastiquement. Et cela s’applique également aux enfants. Soudainement, on commence à les voir partout; vendant des gommes chiklets dans les parcs et les aires communes; astiquant des souliers; travaillant dans des petits marchés ou «stand» sur le bord de la route, vendant des légumes, des fruits et de la viande ou travaillant dans des auberges de jeunesse, des hôtels, des buanderies; s’occupant d’enfants plus jeunes; jouant aux guides pour les touristes ou tout simplement en mendiant et en dormant dans les rues.
Combien vont encore à l’école? Combien font ceci en revenant de l’école ou dans leur temps libre? Combien ont lâché l’école? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que beaucoup d’entre eux travaillent, commençant à l’âge de 5 ans. Soit en mendiant, en vendant des objets sans vraie valeur ou en faisant du travail manuel. Certains ont des parents, d’autres pas et sont pris à survivre par eux-mêmes.
Ensuite, vous avez des gens qui disent «c’est assez!» À Leon, au Nicaragua, j’ai eu l’incroyable chance de tomber sur Las Tias, un NGO formé il y a 20 ans par 7 femmes du marché, qui, après avoir remarqué le nombre surprenant d’enfants qui travaillaient dans les marchés et qui n’allaient pas à l’école, ont décidé de faire quelque chose.
Après avoir approché les autres marchands de nourriture pour obtenir des dons pour nourrir les enfants, elles ont ouvert leur premier centre qui servait à donner aux enfants, un endroit où manger, apprendre et vivre.
Aujourd’hui, les centres Las Tias sont formés de deux branches. Une branche vient en aide à environ 50 adolescents, en leur offrant un service de tutorat après l’école, un dîner et des enseignements manuels en coiffure, menuiserie, couture, etc. L’autre branche vient en aide à environ une centaine de jeunes âgés entre 6 et 12 ans, en leur offrant un dîner quotidien, du tutorat et les services de travailleurs sociaux et de spécialistes de la santé. Par exemple, un de leur projet consiste à fabriquer des colliers pour aider les enfants vivant des traumatismes à réduire leur stress et leur anxiété.
À une certaine époque le centre offrait même de la désintox pour les jeunes ayant des problèmes de drogues et d’alcool. Ce programme a été obligé de s’éteindre par manque de fonds, il y a quelques années.
Maintenant âgées de plus de 60 ans, les Tias ont elles aussi leurs propres batailles à gagner, entre-autre un de leurs propres enfants pris avec des problèmes de drogues. Mais un jour à la fois, elles aident leur communauté en produisant des services essentiels pour des enfants qui n’ont pas ces privilèges. En partenariat avec des NGO en Allemagne et en recevant des dons de donneurs individuels privés, les Tias tiennent les rennes serrés. Chaque sous reçu est sagement distribué, car malgré les dons amassés ici et là, ce n’est jamais assez puisque le gouvernement de donne rien du tout!
SVP allez voir les photos sur mon site www.transamericatrek.org dans le dossier Las Tias pour voir un peu plus le travail extraordinaire qu’accomplit cet organisme.
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Combien vont encore à l’école? Combien font ceci en revenant de l’école ou dans leur temps libre? Combien ont lâché l’école? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que beaucoup d’entre eux travaillent, commençant à l’âge de 5 ans. Soit en mendiant, en vendant des objets sans vraie valeur ou en faisant du travail manuel. Certains ont des parents, d’autres pas et sont pris à survivre par eux-mêmes.
Ensuite, vous avez des gens qui disent «c’est assez!» À Leon, au Nicaragua, j’ai eu l’incroyable chance de tomber sur Las Tias, un NGO formé il y a 20 ans par 7 femmes du marché, qui, après avoir remarqué le nombre surprenant d’enfants qui travaillaient dans les marchés et qui n’allaient pas à l’école, ont décidé de faire quelque chose.
Après avoir approché les autres marchands de nourriture pour obtenir des dons pour nourrir les enfants, elles ont ouvert leur premier centre qui servait à donner aux enfants, un endroit où manger, apprendre et vivre.
Aujourd’hui, les centres Las Tias sont formés de deux branches. Une branche vient en aide à environ 50 adolescents, en leur offrant un service de tutorat après l’école, un dîner et des enseignements manuels en coiffure, menuiserie, couture, etc. L’autre branche vient en aide à environ une centaine de jeunes âgés entre 6 et 12 ans, en leur offrant un dîner quotidien, du tutorat et les services de travailleurs sociaux et de spécialistes de la santé. Par exemple, un de leur projet consiste à fabriquer des colliers pour aider les enfants vivant des traumatismes à réduire leur stress et leur anxiété.
À une certaine époque le centre offrait même de la désintox pour les jeunes ayant des problèmes de drogues et d’alcool. Ce programme a été obligé de s’éteindre par manque de fonds, il y a quelques années.
Maintenant âgées de plus de 60 ans, les Tias ont elles aussi leurs propres batailles à gagner, entre-autre un de leurs propres enfants pris avec des problèmes de drogues. Mais un jour à la fois, elles aident leur communauté en produisant des services essentiels pour des enfants qui n’ont pas ces privilèges. En partenariat avec des NGO en Allemagne et en recevant des dons de donneurs individuels privés, les Tias tiennent les rennes serrés. Chaque sous reçu est sagement distribué, car malgré les dons amassés ici et là, ce n’est jamais assez puisque le gouvernement de donne rien du tout!
SVP allez voir les photos sur mon site www.transamericatrek.org dans le dossier Las Tias pour voir un peu plus le travail extraordinaire qu’accomplit cet organisme.
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