Friday, May 14, 2010

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Sunday, April 18, 2010

Las Tias


chap 119
Originally uploaded by transamericatrek2009
Une fois que tu as passé la ligne entre les États-Unis et le Mexique, tout change drastiquement. Et cela s’applique également aux enfants. Soudainement, on commence à les voir partout; vendant des gommes chiklets dans les parcs et les aires communes; astiquant des souliers; travaillant dans des petits marchés ou «stand» sur le bord de la route, vendant des légumes, des fruits et de la viande ou travaillant dans des auberges de jeunesse, des hôtels, des buanderies; s’occupant d’enfants plus jeunes; jouant aux guides pour les touristes ou tout simplement en mendiant et en dormant dans les rues.

Combien vont encore à l’école? Combien font ceci en revenant de l’école ou dans leur temps libre? Combien ont lâché l’école? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que beaucoup d’entre eux travaillent, commençant à l’âge de 5 ans. Soit en mendiant, en vendant des objets sans vraie valeur ou en faisant du travail manuel. Certains ont des parents, d’autres pas et sont pris à survivre par eux-mêmes.

Ensuite, vous avez des gens qui disent «c’est assez!» À Leon, au Nicaragua, j’ai eu l’incroyable chance de tomber sur Las Tias, un NGO formé il y a 20 ans par 7 femmes du marché, qui, après avoir remarqué le nombre surprenant d’enfants qui travaillaient dans les marchés et qui n’allaient pas à l’école, ont décidé de faire quelque chose.

Après avoir approché les autres marchands de nourriture pour obtenir des dons pour nourrir les enfants, elles ont ouvert leur premier centre qui servait à donner aux enfants, un endroit où manger, apprendre et vivre.

Aujourd’hui, les centres Las Tias sont formés de deux branches. Une branche vient en aide à environ 50 adolescents, en leur offrant un service de tutorat après l’école, un dîner et des enseignements manuels en coiffure, menuiserie, couture, etc. L’autre branche vient en aide à environ une centaine de jeunes âgés entre 6 et 12 ans, en leur offrant un dîner quotidien, du tutorat et les services de travailleurs sociaux et de spécialistes de la santé. Par exemple, un de leur projet consiste à fabriquer des colliers pour aider les enfants vivant des traumatismes à réduire leur stress et leur anxiété.
À une certaine époque le centre offrait même de la désintox pour les jeunes ayant des problèmes de drogues et d’alcool. Ce programme a été obligé de s’éteindre par manque de fonds, il y a quelques années.

Maintenant âgées de plus de 60 ans, les Tias ont elles aussi leurs propres batailles à gagner, entre-autre un de leurs propres enfants pris avec des problèmes de drogues. Mais un jour à la fois, elles aident leur communauté en produisant des services essentiels pour des enfants qui n’ont pas ces privilèges. En partenariat avec des NGO en Allemagne et en recevant des dons de donneurs individuels privés, les Tias tiennent les rennes serrés. Chaque sous reçu est sagement distribué, car malgré les dons amassés ici et là, ce n’est jamais assez puisque le gouvernement de donne rien du tout!

SVP allez voir les photos sur mon site www.transamericatrek.org dans le dossier Las Tias pour voir un peu plus le travail extraordinaire qu’accomplit cet organisme.

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La Mordita!!!


jf chapman 173
Originally uploaded by transamericatrek2009
Ahh, La Mordita. Cette petite «je ne sais quoi» ou plutôt «je sais exactement quoi…». C’est une petite taxe non officielle utilisée pour avantager la bureaucratie et ses administrateurs. Un petit extra, un «je sais que tu sais ce que je veux, c’est seulement une question de combien!» Traduit simplement, la Mordita veut dire le petite morsure… t’as mordu à l’hameçon… Une taxe de touristes, un pot-de-vin finalement!!! C’est qui fait travailler les gens plus rapidement, plus lentement, ou pas du tout!

Commune en Amérique Centrale, cette pratique habituelle atteint son summum au Honduras, où ils ont perfectionné cet art de la corruption… c’est presque beau… et tout à fait douloureux!!!

Heureusement, grâce au savoir des autres voyageurs que j’ai rencontrés sur la route, j’étais quelque peu préparé à traverser ce qui est connu comme étant les 130 km d’autoroute les plus corrompus au monde!

Tout a commencé aux douanes, qui sont généralement des endroits négligés, constitués d’un mélange de policiers, militaires, chauffeurs de taxis, camionneurs, gens qui «aident» les touristes, échangeurs d’argent, petits vendeurs itinérants et surtout une désorganisation totale.

En approchant, un groupe de personnes se ruent vers le jeep pour m’offrir toute sorte d’aide nécessaire ou non. Une des plus grandes utilités de ses personnes c’est pour les photocopies de documents, et des photocopies on en a besoin d’un montant incroyable et ridicule pour traverser les pays! Je prends habituellement un guide qui me coûte entre 2 et 5 dollars et qui fait avancer le processus pas mal plus rapidement.

Pour ce qui est de la frontière El Salvdor-Honduras, je sais (grâce à l’expérience de d’autres) que je me ferai demander pour des pots-de-vin, La Mordita… La question c’est combien : généralement entre 1$ et 100$… Je savais également que le coût officiel était de 42$, mais dans ma tête, je me disais que 50-60$ ferais l’affaire et que je sortirais rapidement de là…

Je savais en voyant l’agent de douanes, que j’étais dans le trouble : l’homme en charge était le portrait même du stéréotype de la corruption. Grand, gros, en sueur, graisseux… avec un visage qui n’a pas sourit depuis 10 ans. Voici ce qu’il m’offrait. Le prix officiel me permettrait d’attendre pendant trois jours, tandis que 100$ me ferait passer les douanes en 20 minutes! J’ai expliqué à l’homme que ça ne me dérangeait pas d’attendre trois jours, puisque j’avais tout mon équipement de camping avec moi dans le camion et que j’étais prêt à dormir devant son bureau s’il le fallait. Nous avons donc conclu à 8$ supplémentaires pour sortir des douanes en 4 heures… (deux de ces heures étaient en fait ses heures de dîner, où rien ni personne ne pouvait même essayer de l’empêcher de manger).

Après avoir passé plusieurs étapes interminables, notamment faire des photocopies, négocier des pots-de-vin, argumenter… j’ai finalement réussi… jusqu’à ce que j’arrive, quelque 300 mètres plus loin, à un officier non officiel qui m’a refusé le passage sous prétexte qu’il me manquait UNE photocopie!!!

Et là, le plaisir a commencé!!!!!!

Voici comment je m’étais préparé pour éviter de donner tout mon argent aux 11 barrages routiers qui minent le 130km d’autoroute entre le Honduras et le Nicaragua :

Ce que j’avais besoin d’avoir :
2 triangles de sécurité routière
1 extincteur de fumée
1 bande réflexive à l’arrière du camion
Toutes les ceintures de sécurité bouclées
Environ 5 billets de 1$, dans ma poche… et le reste de mon argent caché!!!
1 sourire, 1 rire et le calme maintenu peu importe la situation!!!

Maintenant, voici ce qui s’est passé :

Je me suis fait arrêté 11 fois par la police!

Au premier barrage, le jeune officier m’a demandé mes triangles et l’extincteur (que je lui ai remis avec un grand sourire). IL NE RIAIT PAS!!! Il a ensuite commencé à me traiter de «puta» qui veux dire «fille de joie, louée pour la nuit, et qui a de faible morales…» Après dix minutes de «puta» par-ci et par-là, il m’a demandé de lui donner de l’argent pour qu’il s’achète une boisson gazeuse. Après lui avoir fait signe, avec les mains, que je n’avais pas d’argent, il m’a crié de continuer ma route.

500 mètres plus loin, un autre barrage. Cette fois-ci, l’agent me demandait une liste de officielle provenant des douanes et citant TOUT ce qu’il y avait dans le camion… Liste que je n’avais évidement pas!!! Il me dit ensuite que cela me coûterait 100$ d’amende. Je lui ai répondu : «D’accord, mais je veux la contravention officielle et je vais aller payer à la banque». Il a donc descendu l’amende à 20$. Je lui ai donc répété la même chose. Il a descendu à 5$ et par principe, je lui ai dit la même chose de mon côté. Finalement, je n’ai pas eu à payer… le policier me criait des injures, m’appelait «paysano» qui veut dire «personne de basse classe», mais j’ai continué à conduire jusqu’au prochain…

Ce même jeu a continué et continué pour 11 barrages au total. Je n’ai payé qu’un seul dollar de pot-de-vin à un policier. C’était pour son honnêteté en fait, car il m’a dit en me souriant, qu’il se foutait complètement de mes papiers officiels et qu’il avait besoin d’argent pour mettre de l’essence dans sa voiture… Je lui ai donc donné un dollar en souriant!

Je dois dire que j’étais pas mal nerveux avant de traverser le Honduras. J’avais entendu toutes sortes d’histoires de charges supplémentaires et d’amendes allant de 100$ à 1000$… Finalement, ça ne m’a coûté que 10$ de Morditas… ce qui n’est pas si mal!!!

Mais je dois également dire que l’expérience aurait pu être beaucoup plus stressante si ce n’avait pas été de mes compagnons de route : Jean-Benoit et Simon. C’était devenu un «running gag», après chaque barrage nous nous exclamions de joie dans l’auto, nous gagions sur les montants qu’on allait nous demander aux prochains… Pas si pire la traversée de l’autoroute la plus corrompue au monde!!!

Cheers et SVP envoyez-moi des nouvelles!!!
N’oubliez pas d’aller voir mon site et les photos : www.transamericatrek.org

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Saturday, February 27, 2010

San Pedro


jf chapman 128
Originally uploaded by transamericatrek2009
J’ai passé les deux dernières semaines à San Pedro de Atitlan, une petite ville de 13 000 personnes sur le bord de Lago Atitlan au Guatemala. Quelqu’un m’a demandé, il y a quelques jours, comment c’était ici… et je n’ai pas su quoi répondre. J’avais peine à trouver les mots pour décrire comment je me sentais à ce moment et à cet endroit. Mais après réflexion et quelques bières, j’espère pouvoir vous l’expliquer.

Imaginez une ville entourée de 3 volcans (dont un encore actif) sur le bord d’un lac d’eau bleu clair. Un lac qui, chaque nuit, est baigné de lumière grâce à des couchers de soleil extraordinaires. Maintenant, imaginez ce même lac souffrant d’extrême pollution, changeant son bleu à un brun opaque et sale et mourant lentement.

Imaginez une vieille ville au terrain accidenté, rien de sophistiqué, des routes pavées de cailloux, d’apiques côtes, la senteur de feu de bois et la fumée qui va avec, après 17h à cause de la quantité massive de tortillas qui sont cuites tous les jours. Des habitants, surtout des Mayans d’origine, qui portent encore les vêtements traditionnels multicolores et qui s’affairent à vendre des trucs au marché ou qui magasinent à une ou l’autre des boutiques qui s’alignent dans les rues.

Imaginez une cacophonie constante de bruits tels que des chiens qui ne cessent d’aboyer, des klaxons, des prêtres qui réclament les croyants dans l’église à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit sans se soucier du fait que les gens dorment à 3h du matin et que le bruit des cloches d’église et de la musique de chant religieux pourraient peut-être les réveiller… En plus, ajoutez à ça des cérémonies religieuses qui incluent les lancements de roquettes à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, nettoyer l’endroit et le libérer des mauvais esprits.

Imaginez une communauté de longue date (des gringos), constituée de voyageurs, hippies et expats, qui opèrent des petits bars et hôtels bohémiens, incluant «La Piscina» dirigée par Daniel, où se déroulent les tournois de Bacci du samedi et les fameux BBQ du dimanche, et qui attirent tous les gens blancs de la place.

Imaginez cette même communauté de gringos, où la drogue est commune et exposée à la vue de tous, où l’alcool coule à flots et où la musique exubérante retentit et fait même compétition aux chants religieux, occasionnant des conflits avec les traditions profondément ancrées dans les morales religieuses des gens locaux.
Imaginez des groupes de «milices» religieuses, allant de bars en bars, armés de roches et de poivre de Cayenne, essayant de faire fermer les établissements opérés par «les diables blancs», courants après les gens, prenant leurs caméras, etc.

Imaginez boire une petite bière dans un pub et soudainement se faire aligner et acoter face contre un mur, se faire chercher par des policiers armés de fusils et de mitraillettes qui cherchent de la drogue…

Alors ce fut ma vie des deux dernières semaines!

S’il vous plait, prenez le temps d’aller voir mes photos sur le site : www.transamericatrek.org

Cheers
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Thursday, February 4, 2010

Sur la route...


Imagen 001
Originally uploaded by transamericatrek2009
Le 20 janvier 2010, je suis assis dans un bar assez médiocre dans le très médiocre Quality Inn à Philadelphie, accompagné de mon nouveau meilleur ami Jean-Benoit, de Joliette. Ça fait à peine 5 heures qu’on se connait, on se fait servir par une serveuse sans sourire et ravagée par les années. Mon Jeep est à environ 15 000Km de moi à Campeche au Mexique et, comme ça m’est arrivé plusieurs fois dans ma vie, je me demande : Comment j’ai fait pour me retrouver ici!!!

Par contre, pour une fois, c’est simple! Après trois fabuleuses
semaines d’hôtels, de plongée sous-marine (incluant une plongée avec des requins de 3,5 mètres de long et des plongées dans des cavernes sous-terraines appelées «Cenotes»), de surprenantes rencontres avec des gens incroyables et un de mes meilleurs party du nouvel an à vie (constituant d’un souper-partage, de la plus grosse mixture de sangria que vous ayez jamais vu et d’une bouteille de vodka à 35 $ au Mambo Café à Mérida!), j’ai déposé ma blonde à l’aéroport et c’est à ce moment que j’ai commencé à m’ennuyer à mourir.

Alors, j’ai fait ce que n’importe qui aurait fait et je me suis
lancé sur le dernier billet qu’il restait pour l’autobus voyageur de
nuit qui se rend de Campeche à Cancun et j’ai acheté en vitesse un
billet aller-retour Cancun-Ottawa de 300$. Après 7 heures de route en autobus, manquant presque l’avion, j’ai quitté le 30°C de chaleur du Mexique pour me rendre au -20°C du Canada dans ma belle ville natale.

Ainsi, j’ai passé deux semaines extraordinaires à la maison, pour
ensuite me retrouver sur un vol sur réservé à Philadelphie. La préposée au comptoir nous a demandé des volontaires qui voulaient demeurer une nuit supplémentaire à Phily en échange d’une nuit payée à l’hôtel, de l’argent pour les repas et un rabais de 200$ sur notre prochain vol avec leur compagnie. Étant donné que je n’avais rien à perdre, que je n’étais pas pressé et que cela me donnerait le temps d’aller voir la statue de Rocky, j’ai accepté. Grâce à cela, j’ai rencontré Jean-Benoit qui était un peu dans la même situation que moi. J’ai compris que nous allions voyager dans la même direction et je lui ai donc offert de se joindre à mon périple.

Nous sommes maintenant le 29 janvier, je suis au Guatemala, je suis malade… (j’ai mangé des fraises que je n’aurais peut-être pas dues). Je suis en train d’écrire ce blog dans une ville de hippies sur le bord du lac Atitlan, entouré de volcans… et encore je me pose la
question : Comment ai-je fait pour me retrouver ici?

Les neuf dernières journées furent des journées de routes… C’était
fou : de Palenque à San Cristobal, il n’y a que 190 km… ça m’a pris
7 HEURES de zig zag dans des routes étroites et montagneuses en passant par 300 bosses de ralentissement (speed bump), en évitant des barrages faits par des enfants qui mendient et en me rendant compte qu’un problème de radiateur à une hauteur de 2400 mètres, ce n’est pas une expérience très plaisante.

Par contre, j’ai vu les chutes d’eau les plus extraordinaires,
j’ai habité le meilleur hôtel de San Cristobal, j’ai rencontré un
gars qui conduit autour du monde depuis les cinq dernières années (vous pouvez aller voir son site web : www.heartofdarkness.com.au), j’ai visité des villages mayas où ils sacrifiaient des poulets dans les
églises et j’ai découvert le Guatemala, un des plus beaux pays que
j’ai visité jusqu’à présent.

Un tournoi de Bacci m’attend cet après-midi, ainsi qu’une poutine
(!!!) offerte par l’ancien directeur de production du journal Le
Devoir, qui s’est réinventé en devenant un des propriétaires de bar
les plus cool au Guatemala.

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Thursday, December 24, 2009

Une lecon de conduite!


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Originally uploaded by transamericatrek2009
Encore une fois... je commence par quoi?

Clunk-clunk-clunk-clunk et pop-pop-pop-pop ne sont pas des sons que l'on veut entendre provenir du Jeep...JAMAIS!!! Mais autant que je voulais que les sons partent, autant ils restaient amoureusement collés à moi et à Hal (mon camion). Les bruits nous suivaient partout et nous rappelaient leur existence à toutes les petites bosses (clunk-clunk-clunk) et tours (pop-pop-pop) rencontrés sur la route... En gros, j'étais dans le trouble!!!

Dans un temps de besoin, il y a souvent des gens qui sont là pour nous venir en aide... et cette fois-ci j'ai eu toute l'aide voulue provenant de la plus étrange des places: les "poteux" de Mazatlán et la communauté homosexuelle de Puerto Vallarta...

Tout d'abord, (je vais changer les noms pour la confidentialité...), Tom et Jerry, les "poteux" de Mazatlan, ont travaillé sur le camion pour une bonne partie de l'avant-midi. Ils ont travaillé sur le "driving shaft"... ce qui en fin de compte n'a pas résorbé le problème du tout... mais je suis sorti de là avec un tout nouveau joint en U et du silicone pour le différentiel. Yeahhhh!!!! AHHHH... les "poteux"... on ne sait jamais à quoi s'attendre avec eux!!!

Après un 5 heures de conduite stressante jusqu'à Puerto Vallarta, les bruits étaient encore présents, le moteurs surchauffait à cause des routes dans la jungle et j'étais sur le point d'utiliser tous les sacres de mon vocabulaire québécois, anglais, irlandais, espagnol, portugais, coréen, allemand, japonais, et (étonnamment) latin... C'est à ce moment que je me suis retrouvé chez Robb (à travers le "couchsurfing"... cherche le sur Google!) et son oasis: une hacienda sur une petite colline, avec une piscine, un jacuzzi, et toutes les installations d’un 5 étoiles… et c’était gratuit!!!

Robb m’a ensuite amené en ville pour rencontrer ses amis et manger un repas. C’est alors que je me suis aperçu que je me faisais adopter et entourer par la communauté homosexuelle de Puerto Vallarta… Mais évidemment, il n’y a rien de mal à ça! Je me suis fais adopter sans hésitation (grâce à ma beauté, évidemment!!!). Mais je débutais tout de même toutes mes phrases avec : je vais rejoindre ma BLONDE à Cancun (un peu de paranoïa…) Mais honnêtement, j’ai passé un temps incroyable avec toute la bande d’amis à Robb et je me sentais très à l’aise et accepté, même s’ils m’appelaient: Lesbienne!!!

Leur mission a été de me trouver un mécanicien. Courriels, amis à gauche et à droite… finalement ma route m’a amené à Rami (pas gai celui-ci), le plus incroyable des mécaniciens et une des personnes les plus incroyables que j’aie rencontrées. Je savais que j’étais entre de bonnes mains (dans le sens figuré…) lorsque la première chose qu’il m’a dite c’était : « réparer une voiture, c’est comme analyser une scène de crime, on commence par nier le problème : on tente de se convaincre que le problème n’existe pas. Ensuite, on réalise qu’on doit gérer le problème, ce qui nous amène à faire une enquête qui nous aidera à trouver le problème. » Il était mon Sherlock et j’étais son Watson!!!

Et des problèmes… il en a trouvé!!! Et de la patience, il en avait!!! Rami a passé la journée à m’expliquer tout ce qu’il trouvait. Lui et deux aides ont travaillé sur Hal comme des chirurgiens, en y mettant tout leur amour de la mécanique. Ils m’ont offert à diner, ils m’ont aussi offert beaucoup de conseils et de leçons sur la conduite de mon camion : quoi faire et ne pas faire. Ils m’ont fait réaliser que mon voyage n’était pas seulement une balade de plaisir, mais bien un très long périple qui demande que je prenne bien soin de mon camion et de moi! Nous avons parlé de la vie, de livres (Rami lit environ 250 livres par année, il se considère comme un lecteur compulsif) et de philosophie. Cette journée-là, je n’ai pas seulement trouvé un mécanicien, j’ai aussi trouvé un ami… et tout cela pour 450$ (ce qui m’aurait coûté environ 2000$ à Ottawa!!!)

Le Mexique, jusqu’à présent, est une montagne russe d’émotions, passant par le bonheur total, l’incertitude, la confiance extrême, le stress… entre suivre la parade et me demander : ok, comment je me sors de celle-là…!!!

Mais finalement, assis sur la plage avec une bière froide dans les mains, regardant le coucher de soleil et me rappelant les événements passés jusqu’à maintenant, je me dis que tout cela vaut la peine!!!

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Saturday, December 5, 2009

U-S-A, U-S-A, U-S-A!!!


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Originally uploaded by transamericatrek2009
Une des dernières choses que tu veux entendre lorsque tu es sur le point d’entrer aux États-Unis, dans une petite ville frontalière nommée Calais au Maine, c’est : «Monsieur, je ne comprends le but de votre voyage. Veuillez svp entrer dans le bureau pour un questionnement plus détaillé.» Surtout lorsque c’est demandé sur un ton ultra monotone, par un homme de 6,4 pieds, sosie de «Gommer Pile»!(Gommer Pile est le fou dans «Full Metal Jacket»)

Donc, ce fut mon entrée aux États-Unis. Une heure de drille effectuée par une mignonne agente de douane blonde… et un pas très mignon Robocop apathique. D’où tu viens? Quel est le but de ton voyage? Combien de temps demeureras-tu au pays? Avec qui habiteras-tu? As-tu un emploi? As-tu une lettre qui prouve que tu auras un emploi à ton retour au Canada? Combien d’argent as-tu? … etc. La plupart des questions étaient posées deux à trois fois… Ils m’ont même demandé si j’avais de la marijuana dans le camion! (Question piège!!!) Mais ma confiance en moi ne m’a pas empêché de transpirer, d’avoir la bougeotte, d’imaginer le pire… Jusqu’à ce qu’ils me laissent passer… après avoir fouillé le camion en entier avec le montant ridicule de bagages à l’intérieur.

Un gros merci à Isa et John, deux voyageurs qui ont eu la malchance de ne pas être acceptés aux États-Unis. Sans leurs judicieux conseils, et malencontreuse situation, je n’aurais pas été aussi bien préparé (avec tous mes documents) pour traverser la frontière.

Heureusement, cette amusante (mais stressante) entrée au pays ne fut pas un reflet des deux dernières semaines que je viens de passer. Premièrement la route : partant de petites villes de New England jusqu’à la ville de Boston, en conduisant à travers les rues folles de New York et de New Jersey jusqu’aux vastes plaines du Texas et du Nouveau Mexique, j’ai vu de tout. Je parcours la vieille route 66 :montagnes, déserts, forêts, vues incroyables.

Deuxièmement les gens. J’admets que j’ai rencontré beaucoup de gens en voyageant à travers le monde, mais pas beaucoup d’américains. Cette fois-ci, j’ai décidé d’essayer le «couchsurfing» afin de rencontrer le plus de monde possible.

J’ai rencontré Stéphanie qui m’a fait découvrir la meilleure brasserie de Portland.

Ma bonne amie Dianne m’a invité à un de ses cours à Havard, où nous avons eu des discussions intenses sur l’éducation et l’enseignement. J’ai aussi rencontré ses deux colocs, deux étudiants en doctorat de physique, dont un est maintenant mon modèle contre l’adversité.

Andrew, Becky et Buddy à Harrisburg qui m’ont ouvert leur brasserie…même après un vendredi soir chargé…

Veronica qui m’a diverti avec ses balourdises et ses niaiseries amusantes à Colombus.

Roni qui m’a fait manger la meilleure pizza à Tulsa et avec qui j’ai assisté à de la superbe musique «live».

Hannah et sa coloc, à Amarillo, qui m’ont amené au plus chic souper traditionnel texan de l’action de grâce que j’ai vécu. (en fait c’était mon premier…)

Et le ridiculement large texan à Boston qui, d’une manière très décontractée, m’a raconté son histoire de comment il s’est fait poignarder à l’Halloween…

Mais tout cela fut dépassé par M. Dan Slavin, un ami avec qui je jouais au football en Corée. Il m’a fait passer des moments incroyables à Santa Fe pendant la fin de semaine de l’action de grâce. Un quatre jours complets avec des grosses soirées, de la bouffe ahurissante, la visite de vieilles habitations amérindiennes, des tirs de fusils et de carabines, de la baignade dans les sources naturelles d’eau chaude et la possibilité de passer du temps avec les gens les plus gentils, fous et accueillants que j’ai eu l’occasion de rencontrer.

Je suis maintenant rendu à ma dernière nuit aux États-Unis. Je suis à quelques kilomètres de la frontière mexicaine. Là l’aventure débute pour vrai !!!!!

Faits étranges…J’ai compté 13 chevreuils, 7 ratons-laveurs, 4 moufettes et 1 chien (tous morts) sur le bord de la route entre Harrisburg et Columbus…C’est à peine 560 km !!!!!

Cheers

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